Musique

12 titres essentiels (pourquoi toujours 10 ?) des années 80 (voire d’avant)

Après les plaisir honteux, il a fallu remonter dans ma mémoire afin de m’auto–psychanalyser pour savoir ce qui a forgé ma « culture musicale ».
Ayant été adolescent entre les années 80 et 90, il me semblais intéressant de remonter dans le paléocortex afin de vous faire connaître la substance musicale de votre serviteur.
Afin de rendre cet article intéressant, je me dois de coupler certains groupes chéris de cette période à des concerts auxquels j’ai eu la chance – ou non – d’assister en live comme disaient les jeunes de mon époque.

1- The Ramones avec un titre datant de la fin des années 70 Blitzkrieg Bop (Hey Ho Let’s Go et oui cela vient de là). Groupe qui me fit comprendre qu’avec 2-3 accords et des titres de 2 minutes suffisaient pour me procurer de l’énergie. Je l’avoue que de les avoir vus – et au complet – à Genève (Palladium) au début des années 90 restera comme un grand souvenir de concert. Ils ont démontré qu’il était possible de balancer 30 titres en une heure et demie de concert.
Rappelez-vous qu’à cette époque on pouvait encore prendre le billet à la caisse une heure avant le concert (internet n’existait pas).

2 – The Smiths avec Big Mouth Strikes Again en 1986, mon Dieu que ce titre est bon. Malheureusement n’ayant pas pu assister au moindre concert – regret éternel – je ne peux juger de leur performance scénique. Ce groupe a littéralement changé le Pop Rock en Rock et c’est tant mieux.

3 – The Young Gods avec Crier Les Chiens de l’album L’eau Rouge en 1988, groupe helvétique Industriel (à l’époque) et plutôt rageur en concert où Franz Treichler donnait l’impression de mourir sur scène. Je les ai vus à maintes reprises et à chaque fois les pogos faisaient presque peur tant le déchainement des participants donnait une impression de suicide collectif (visage en sang, une bonne ambiance). Force est de reconnaitre que le groupe a évolué et donné une orientation musicale différente à son œuvre. Ce groupe suisse a été capable de capter les foules en Angleterre et aux USA et fût mon premier coup de cœur à l’échelle nationale. Bref, on s’amusait bien dans les années 80.

4 – The Pogues avec Dirty Old Town sur l’album Rum, Sodomy, and the Lash en 1985, oui mon groupe chouchou qui à mes 12 ans m’a orienté ailleurs que dans les dédales des hits parade débiles des radios d’antan. Je pourrais écrire un article entier sur ce groupe tant je suis fan. Les journaleux ont appelé ça du Punk-Celtic, du Folk-Punk, bref pour moi c’est du Punk et c’est tout. Suffit de connaître un peu la bio de Shane MacGowan (remplacé un temps par Joe Strummer de The Clash) pour savoir qu’on est dans le bordel, le nihilisme, dans un néant festif. Je dois reconnaître que je dois remercier Antoine De Caunes – alors vrai journaliste aux Enfants du Rock – de m’avoir fait découvrir ce groupe. Mes parents étant ce soir-là de sortie, je me suis autorisé à regarder cette émission sur Antenne 2 à une heure indue. Et dire que je les ai vus sans MacGowan et par la suite j’ai vu Shane sans les Pogues.

5 – The Nits avec The Train de l’album Hat en 1988, morceau aérien, grave et entêtant. Voilà un groupe hollandais que je considère comme l’un des plus grands collectifs de ces 40 dernières années et très largement sous-estimé. Vous ne les connaissez pas ? Ben écoutez Urk sorti en 1989 (album Live). Je les ai vus à maintes reprises et à chaque fois ce fût un régal.

6 – The Jesus And Mary Chain avec Just Like Honey en 1985 sur le mythique Psychocandy. Sacré groupe dont le dernier disque en date Damage And Joy a été décortiqué par votre serviteur. Ces écossais on vraiment influencé ma vision de la musique. Néanmoins, je ne m’étalerai pas sur leur prestation scénique qui fût la pire expérience de ma vie tant le je-m’en-foutisme était criant…

7 – The Undertones avec Teenage Kicks (1978) ces nords-irlandais ont lancé un style Punky rigolo (même si sur la fin c’était un peu pop culcul la praline). Très bons musiciens, la voix de Feargal Sharkey était inimitable. Après la fin du groupe en 1983, deux ex-membres fondèrent les bons That Petrol Emotion que j’ai eu la « chance » de voir sur scène pour le meilleur et surtout le pire, mon Dieu que leur prestation était presque au niveau des The Jesus and Mary Chain.

8 – M. Walking On The Water avec Flowers Of The Gone sorti en 1988. Groupe de Rock Indé allemand qui m’a fasciné, surtout et je le reconnais, par la pochette de leur disque. Et oui, et je ne suis pas le seul, beaucoup achetaient des 33 tours en fonction de la pochette. Et là, bonne pioche ! J’étais littéralement tombé amoureux de ce groupe qui proposait un rock différent tantôt sombre, tantôt enjoué (enfin un brin) qui chantait principalement en anglais avec ce délicieux accent germanique.

9 – New Model Army avec Frightened du très bon album No Rest For The Wicked sorti en 1985. Souvenir ému car ce fut un de mes premiers 33 tours achetés. Et quel album pour un groupe que je considère culte !

10 – The Stranglers avec Midnight Summer Dream en 1982. Musique parfaite pour dormir. Cette chanson passait régulièrement sur une émission mythique de la radio Couleur 3 « les heures noires » où la voix suave de Blaise Angel me berçait jusqu’à l’aube.

11 – Bauhaus avec évidemment Bela Lugosi’s Dead en 1979, sorte de lente agonie mystique. Que l’on ne se méprenne pas ce groupe est bien un groupe de Rock Gothique… ou peut-être juste du Rock après tout ce n’est pas bien important.

12 – The Damned avec Love Song sorti sur le très bon Machine Gun Etiquette en 1979. Je ne retiendrai que leur première période 1977-1979, Punk donc. La suite sera un peu trop mélodique pour moi.
Pis merde dans cet album l’immense Lemmy « Motörhead » Kilmister donne ses lettres de noblesse à la basse.

Evidemment, il en manque énormément (The Fleshtones, The Minutemen, Sex Pistols, The Clash, Metallica avec le fabuleux Master Of Puppets qui rendit espoir au Métal après la rude épreuve du hard FM, The Chameleons, Echo & The Bunymen, les Maniacs avec de belles soirées à l’Usine, etc. etc.).

Fallait faire un choix. Les années 80 ont forgé la base de ma culture musicale. Mais les années 90 furent aussi riches… une autre histoire.

– La Disruption –

Publicités

1 réflexion au sujet de “12 titres essentiels (pourquoi toujours 10 ?) des années 80 (voire d’avant)”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s