Albums, Musique

H. Grimace – Self Architect

Deuxième album pour ce collectif londonien (avec une voix plutôt agréable, celle de Hannah Gledhill).
Album composé de 10 titres pour une durée d’environ 39 minutes.

hgrimace (2)

Leur musique se situerait à mi-chemin entre du noisy à la Sonic Youth ou My Bloody Valentine, du post-punk, de l’indy rock, etc, etc. Bref des trucs de journalistes, en ce qui me concerne c’est du Rock un point c’est tout.

L’entame du disque commence avec Thoroughbred morceau plutôt plat qui ne reflète pas la suite de l’opus tellement on dirait un mauvais Babes in Toyland.
Fort heureusement, le deuxième extrait Land/Body sonne différemment. On se rapproche doucement d’un morceau digne de ce nom. Pas que ce soit génial – de loin pas – mais la promesse d’un mieux se fait sentir.
Soyons honnêtes, à ce stade, la déception est grande. Call it Out, troisième extrait, redonne espoir même si cela sonne trop bien, voire faux.

Indéniablement, il y un truc qui cloche sur ce disque. La production est digne d’une daube des années 90, alors que le potentiel est là. Je veux dire par là qu’avec un son plus « garage » on atteindrait des sommets.
Finalement on est à mi-chemin entre Echobelly et Elestica bref un concept passé qui passait plutôt bien.

La surprise intervient enfin avec Lipsyncer morceau plutôt bien foutu (proche des Pixies) qui lance son hameçon pour nous harponner. Et là, j’ai commencé à crocher et à… aimer.

Intervient Self Architect morceau éponyme et je me dis : mais quel ratage !
En effet, le morceau est sympa, mais pourquoi attendre la deuxième moitié de l’album pour fournir un morceau digne de ce nom ? Enfin le titre que j’attendais est là. On est, enfin, à ce  pourquoi j’écris cet article sur un album certes décevant mais quel morceau !

Excavations, titre instrumental me fait dire que finalement je n’ai pas eu si tort de m’attarder sur ce disque. Ce titre est assez remarquable avec divers changements de rythmes. Les trois derniers titres sont impeccables avec enfin du noisy tant promis.

Cet album est bien un gros raté. En effet, pourquoi faut-il attendre la deuxième moitié pour obtenir un résultat probant. C’est dommage car sinon cet album aurait pu figurer dans les indispensables. A retenir, comme mentionné, les cinq derniers, morceaux soit une moitié qui ne fait pas un tout.

Un bon regret pour un groupe qui mériterait une autre production… autre chose.

– La Disruption –

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